Nos monstres d’Angela Marsons

Un homme est retrouvé mort à la sortie d’un pub des Midlands, son corps lacéré de coups de couteau. Un ex-taulard, condamné pour viol. Chargée de l’affaire, l’inspectrice Kim Stone débusque rapidement la coupable : Ruth, une ancienne victime. Simple vengeance ? Sauf que quelque chose ne colle pas.Pour comprendre les raisons de ce passage à l’acte, la policière se tourne vers Alex Thorne, une psychiatre reconnue qui suivait Ruth depuis des mois.Dès lors, leurs chemins n’en finissent plus de se croiser. D’autres meurtres vengeurs, sauvages, d’autres assassins aux profils inattendus, avec un lien en commun : Alex Thorne.Que se passe-t-il dans le cabinet du Dr Thorne ? Quelle thérapie propose-t-elle à ses patients ? Et pourquoi Kim se sent-elle menacée par cette psychiatre qui semble si bien la connaître ?

J’avoue être passée par plusieurs états d’esprit à la lecture de ce roman très noir.

Tout d’abord, sur un premier quart, un peu d’agacement car les personnages me semblaient un poil trop stéréotypés : la flic tourmentée au passé traumatique, la psy manipulatrice et sociopathe. De plus, une enquête secondaire vient très vite parasiter la principale, celle qui conduit tout droit à la psy (on l’apprend dès le début).

Et puis, petit à petit, je me suis laissée envoûter par ce duel entre deux femmes fortes, la tension psychologique monte et happe le lecteur sans le lâcher. Un duel où tous les coups sont permis et où Kim Stone va devoir lutter bec et ongles pour ne pas céder aux manoeuvres perverses d’Alexandra Thorne. L’épine (Thorne) cherche à provoquer des fêlures dans la pierre (Stone) pour remporter la partie.

Le personnage de Kim m’a beaucoup rappelé celui d’Helen Grace chez M.J. Arlidge : même manque d’intérêt envers son prochain, même caractère misanthrope et assez antipathique, même personnalité borderline, même obsession de boucler ses enquêtes. Toutes deux ne vivent que pour leur métier, qui leur sert de famille, de béquille, de centre du monde.

L’irruption de la psy, vraie « méchante » dans le sens hollywoodien du terme, va faire voler en éclats la sécurité illusoire de l’univers de Kim et l’obliger à se confronter à ses traumatismes profonds.

Leur affrontement offre des chapitres d’une intensité psychologique et d’une noirceur qui m’ont bluffée.

Il manque peut-être un peu de profondeur chez les autres personnages, trop vite esquissés alors qu’ils auraient pu être intéressants (résidents du centre par exemple), pour que Nos monstres fasse partie de mes coups de coeur. Mais ce n’est pas passé loin !

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