Je pensais naïvement que le printemps-été seraient calmes.
Puis j’ai regardé mes dossiers d’écriture, mes notes griffonnées sur des papiers improbables, mes fichiers “version définitive V2 vraie définitive cette fois”, et j’ai compris que non. Pas du tout.

Alors voilà un petit point sur les projets en cours, histoire de mettre un peu d’ordre dans ce joyeux bazar.

Les deux tomes de MOLLY sont passés entre les mains des bêta-lecteurs.
Et leurs retours ont eu un mérite admirable : confirmer ce qui me chiffonnait déjà.
C’est presque vexant, quelque part.

Donc plutôt que de foncer tête baissée en mode “ça ira bien”, je vais faire ce que je fais souvent : laisser reposer un peu. Reprendre du recul. Puis retravailler les deux tomes plus en profondeur.

Ce n’est jamais très agréable de réaliser qu’un texte n’est pas encore exactement là où on veut qu’il soit… mais c’est aussi le moment où un livre commence vraiment à devenir meilleur.
Et honnêtement ? Je préfère largement ça à des bêta-lecteurs qui applaudissent tout sans rien voir.

Je travaille aussi sur une novella destinée à rejoindre la collection Coups de plumes, nom de code REFLET.
L’objectif : une sortie fin 2026 ou début 2027.
Pour le moment, le projet est encore dans cette phase étrange où j’alterne entre : “ce texte est une excellente idée” ; et “mais pourquoi ai-je décidé de faire ça ?”.

Bref, tout est parfaitement normal.

J’ai également terminé un nouveau roman jeunesse que je compte publier en autoédition, avec des illustrations de Rachel McQuade, code CHAMP.
Là, je suis dans une étape très particulière : réfléchir à quelle illustration placer à quel endroit du texte.
Et je découvre que choisir l’emplacement d’une illustration peut prendre beaucoup plus de temps qu’on pourrait le croire.
Surtout quand on ouvre le document juste pour “regarder vite fait”… et qu’on relève la tête une heure plus tard.

Et puis il y a ce gros morceau.
Un roman post-apocalyptique pour adultes (ça vous manquait, pas vrai ?).
Pour le moment, son nom de code est simplement : JARDIN. Les deux premiers chapitres ont été lus par un bêta, qui a adoré. C’est bon signe !
J’ai déjà dépassé les 20 000 mots et le projet commence à prendre une ampleur… assez monstrueuse.

Il y a du world-building partout. Des systèmes entiers à construire. Des détails à vérifier. Des cartes mentales. Des notes dans des carnets. Des notes dans le téléphone. Des notes sur des feuilles volantes que je vais probablement perdre avant de les retrouver dans six mois, dans un livre ou une poche de manteau.
Exactement le genre de projet dans lequel je m’éclate.

C’est touffu, ambitieux, parfois un peu intimidant… mais très honnêtement, je me régale.

Et comme manifestement mon cerveau considère que ne rien faire est une activité facultative, je continue aussi la traduction anglaise de mes livres autoédités.
Le prochain sera Comme un moineau.

Traduire ses propres textes est une expérience très étrange : on redécouvre des passages qu’on avait oubliés, on se demande parfois pourquoi on a écrit certaines phrases de cette manière… et on réalise aussi à quel point certaines expressions françaises refusent obstinément de traverser la Manche et l’Atlantique.

Ce que je préfère, finalement, ce n’est pas quand un projet est terminé.
C’est le moment où plusieurs univers coexistent en même temps. Quand un manuscrit part se reposer pendant qu’un autre démarre. Quand une idée prend enfin forme alors qu’une autre doit encore être démontée puis reconstruite.
C’est parfois un peu chaotique, souvent bruyant dans ma tête, et très mauvais pour l’état de mon bureau.

Alors je vais continuer à avancer d’un projet à l’autre, à remplir des carnets, à corriger des chapitres, à changer d’avis quinze fois sur une phrase ou une illustration… et essayer, au passage, de ne pas oublier de prendre des vacances.

Je ne promets rien.

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