Le PNE, qu’est-ce que c’est ? C’est le Prix de la Nouvelle Érotique, organisé par les Avocats du Diable, et qui se tient tous les ans la nuit du passage à l’heure d’hiver (4e édition cette année).

Comment cela se passe-t-il ? Les auteurs candidatent pour s’inscrire (pas loin de 600 demandes pour 300 places pour 2018). Le 27 octobre à 23h59, un mail a été envoyé aux 299 participants (et oui, un désistement de dernière minute), indiquant les 2 contraintes d’écriture. Il fallait écrire une nouvelle érotique et rendre sa copie au plus tard le 28 à 7h00. Soit une nuit de 8h (en prenant en compte l’heure supplémentaire), pour pondre un texte de 20 000 caractères maximum, soit environ 3 000 mots.

228 nouvelles ont été reçues par les organisateurs, ce qui fait tout de même un beau pourcentage d’auteurs qui sont allés jusqu’au bout.

J’avais vu passer l’info sur Facebook, et je me suis dit « why not ? ». Un challenge rigolo, surtout pour moi qui n’écris jamais dans cette catégorie. Je me suis donc inscrite !

A l’heure dite, j’ai reçu les contraintes : thème « one mort time » et mot final obligatoire « entonnoir« . Comme j’aime bien me compliquer la vie inutilement, j’avais décidé de m’imposer une troisième contrainte, à savoir insérer le mot « zombie » sans que cela nuise à la cohérence du texte. Vous savez à quel point j’aime les zombies, je voulais me concocter mon easter egg à moi 😉

Première constatation : ceux qui disent que d’écrire toute la nuit est propice à une atmosphère érotique n’ont pas le même organisme que moi. Le mien ne pensait qu’à une chose : DODO ! La nuit fut longue, malgré le thermos de thé et le saladier de semoule aux raisins.

Deuxième constatation : l’écriture est, par définition, une activité solitaire (je vous vois déjà ricaner en pensant à une autre activité solitaire. Stop ! La nuit est passée^^). Trois de mes contacts auteurs étant également inscrits, nous avons échangé sur Facebook à mesure de l’avancée de la nuit, sur un ton léger et plein d’humour, transformant ainsi l’exercice en soirée conviviale, presque potache. C’était très agréable, et rien que pour cela, je ne regrette pas d’avoir tenté.

Troisième constatation : Quand j’ai lu les contraintes, des dizaines d’idées ont immédiatement émergé. Le hic, c’est qu’elles étaient parfaites s’il s’était agi de la nuit du polar, du thriller, du fantastique, ou du… zombie. En revanche, pour l’érotisme… dur ! Figurez-vous que j’avais commencé la soirée en visionnant Les Indestructibles 2. Et c’est grâce à ça que j’ai commencé à trouver l’inspiration, un fil ténu que j’ai tiré pour me mener à la pelote complète et à mon texte. Passer des pouvoirs de Jack-Jack à l’érotisme, vous en rêviez ? Mon cerveau l’a fait ! Ce qui prouve que tous les chemins mènent à Éros !

Quatrième constatation : Évidemment, une fois le premier jet écrit (il était environ 3h, nouvelle heure), j’ai regardé mon compteur Word, et enfer et damnation ! Moi qui craignais faire trop court, je dépassais de 300 caractères. Ma première relecture a donc consisté à la recherche des fautes de frappe, tout en élaguant pour redescendre sous la barre des 20 000 caractères. Résultat, je suis passée à la correction pure et dure (orthographe, syntaxe, répétitions, lourdeurs…) à 3h30. Difficile d’y voir clair ! Le cerveau passe en mode « économie d’énergie » et puise dans la mémoire pour finir la phrase qu’on lit, au lieu de se fier aux yeux. La correction fut longue et compliquée. J’ai fini par envoyer ma nouvelle un peu avant 4h30.

Bilan : une expérience très enrichissante en tant qu’écrivain. Se colleter à un genre peu familier, dans ces conditions, ça a été un réel challenge. J’ai dû puiser dans mes réserves intellectuelles et physiques, pour tenter de livrer un texte de qualité (l’est-il ? Aucune idée, je n’ai pas encore eu le courage de le relire^^). J’ai eu également confirmation que la correction « à chaud » est un exercice de haute voltige (surtout à 4h du mat !).

Bien sûr, j’ai laissé de côté dès mon inscription la dimension « gagner ». Mon but n’était pas de remporter le prix, mais de tester la formule. Je suis assez fière d’avoir relevé le défi et de m’y être tenue. Cela me suffit amplement ! Je pense ne pas avoir à rougir de ce que j’ai produit, et c’est une victoire formidable pour la marmotte que je suis 😉

Cerise sur le cerveau : j’ai casé mon « zombie »

 

 

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