Régulièrement, dans mes discussions avec les lecteurs sur les salons, ou tout simplement avec mes proches, je suis amenée à parler des différents modes d’édition. Souvent, les auteurs en herbe me demandent la marche à suivre pour publier un livre, c’est difficile de répondre en trois phrases. Parce que le secteur a tellement changé avec internet qu’une maman livre n’y retrouve plus ses petites pages ! Je vais donc tenter de faire un petit tour d’horizon (presque) objectif des différentes pratiques existantes.

L’autoédité Amazon :

Il s’agit d’un auteur dont on ne retrouve généralement les livres que sur cette plateforme, qui gère de A à Z la conception de son livre. Il lui faut corriger, créer sa mise en page, concevoir sa couverture, gérer la publication et les promotions… Mille métiers en un, qu’il faut apprendre et parvenir à maîtriser ! (Et ceci est valable pour toutes les formes d’autoédition). Ce qui explique la qualité parfois maladroite en terme de couverture ou de mise en page. Les lecteurs doivent avoir un peu plus d’indulgence sur la forme pour se consacrer sur le fond (bien que ces défauts tendent à disparaître à mesure que les outils d’aide se multiplient). Les ouvrages ne sont commandables qu’en ligne, mais l’auteur peut en acheter pour les vendre en salons.

L’autoédité papier uniquement :

Là, l’auteur négocie directement des tarifs avec un imprimeur et se procure X exemplaires de son livre, qu’il vend lui-même sur les salons, dans les librairies, sur son site… En général, l’ouvrage n’est pas disponible sur les librairies en ligne et n’est pas commandable dans les librairies traditionnelles.

L’autoédité via un site :

Il en existe quelques-uns de sérieux (comme BoD, chez qui je suis), qui se chargent de référencer les livres en ligne et qui permettent l’achat d’exemplaires à tarif préférentiel. Attention ! Certains paraissent alléchants, mais le moindre petit service se vend à prix d’or, et la facture peut très vite s’alourdir pour l’auteur.

Dans tous les cas d’autoédition, vous touchez vos recettes presque à mesure des ventes, et les marges sont intéressantes.

L’édité à compte d’auteur :

Les sociétés qui proposent cette formule pullulent, et je vous conseille fortement de les fuir comme la peste. Vous envoyez un manuscrit, vous recevez un mail dans les jours qui suivent (déjà, c’est louche ! Un éditeur sérieux ne vous signe pas de contrat aussi rapidement. Oui, je sais, vous avez écrit le roman du siècle, mais même…), et là, surprise ! on vous demande de participer aux frais de publication ! Pour des sommes parfois plus que rondelettes (2000, 3000, 4000 €)… Et c’est quand même vous qui allez vous taper tout le boulot, soyez-en conscients. Alors que des solutions « gratuites » existent (voir plus haut). Ne vous laissez pas avoir !!!!

L’édité à compte d’éditeur :

Une maison d’édition vous signe un contrat en bonne et due forme, détaillant les droits et contraintes des deux parties. Dans l’euphorie, un auteur en herbe peut être tenté de signer sous n’importe quelles conditions. Là encore, l’éditeur peut s’avérer peu sérieux, voire malhonnête. Lisez bien le contrat dans son intégralité, et n’hésitez pas à en discuter les termes qui vous gênent ou vous semblent flous. Selon les maisons, vous disposerez d’exemplaires à vendre en salons ou librairies, « prêtés » par l’éditeur (vous lui reversez le produit des ventes) ou que vous achetez à prix préférentiel. Vous touchez vos droits d’auteur une fois l’an, après la reddition des comptes.

Voilà, j’espère avoir un peu débroussaillé tout ça. Sachant que l’autoédition N’EST PAS un choix par défaut ou la marque d’une qualité moindre. Beaucoup d’auteurs décident d’y avoir recours, plutôt qu’à l’édition « traditionnelle ». Par envie de totale liberté, plaisir de maîtriser toute la chaîne de leurs ouvrages, par conviction… D’autres, comme moi, sont « hybrides », avec un pied dans chaque monde.

Pour moi, aucune solution n’est meilleure qu’une autre, elles ont chacune leurs avantages et leurs inconvénients.

La seule qu’il ne faut pas explorer, je ne le répéterai jamais assez, c’est le compte d’auteur. A moins que vous n’aimiez être pris pour des pigeons par des margoulins qui ne s’intéressent qu’à votre portefeuille !

Le secteur bouge et se transforme, nul doute que d’autres voies verront le jour dans les années à venir. Tant mieux.

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