Le livre que je vais vous présenter aujourd’hui m’a été chaudement recommandé par une copine, et elle a très bien fait !

Il s’agit de « Mille morts » d’Olivier Bal. Un thriller, un vrai, un pur, un dur. Mais attention, pas ce genre de thriller où un héros forcément gentil (flic, journaleux curieux, militaire ou autre profession hautement positive) traque sans merci des bandits forcément méchants. Ici, point de muscles luisants qui protègent la veuve et l’orphelin, ou mettent sous les verrous d’ignobles assassins (sans oublier de séduire au passage une forcément superbe donzelle).

Non, les personnages d’Olivier Bal ne sont pas dans ce monde rassurant où tout est blanc ou noir. Ils évoluent dans des zones qui explorent toutes les nuances de gris, jusqu’à la nausée. A travers les États-Unis, pendant dix ans, Paul Klein traque Franck Lombardo. Il lui laisse espérer pendant des mois qu’il va enfin le laisser tranquille, puis réapparaît soudainement pour mieux bouleverser sa vie. Il lui tend des pièges, le force à des choix inhumains, le regarde peu à peu s’enfoncer dans le désespoir d’une non-existence de plus en plus miteuse.

Les chapitres se succèdent, vont et viennent entre passé, présent et futur, dans un ballet hallucinant qui fait s’envoler toutes nos certitudes. On cherche à se raccrocher à quelque chose de connu, à retrouver le confort rassurant auquel on est habitué dans nos lectures en donnant un rôle précis aux deux protagonistes : l’un est victime, l’autre est forcément bourreau.

Mais Bal nous arrache à tout cela, en nous obligeant à revoir nos positions, encore et encore, à chaque retournement de situation, à chaque intrusion dans l’esprit de Paul et Franck. Il joue avec nos doutes, avec délectation, d’une plume nerveuse et précise. Aussi exigeant sur le fond que sur la forme, il livre là un roman brillant, une petite pépite étincelant de mille feux dans cette jungle parfois décevante de l’autoédition.

Il va sans dire que j’ai acheté son livre précédent, « Les limbes », avant même d’avoir fini « Mille morts ».

Un auteur est né, à suivre de très près.

Une phrase [pas complètement] tirée au hasard :

« Car, lorsqu’on est comme lui, comme moi, on ne marche pas pour aller quelque part, on marche pour ne pas revenir de là où l’on vient, pour ne plus regarder en arrière. »

Vous pouvez acheter le livre ici en papier ou numérique, et suivre Olivier .

mille-morts    bal

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