Je vous rassure tout de suite, je ne suis pas en pleine transformation sexuelle. Le titre de ce billet est en réalité le titre d’origine du roman dont je vais vous causer pas plus tard que tout de suite.

Il est finalement paru début juillet sous le titre Sous Pression. C’est le nouveau roman de mon pote Laurent Mathoux, dont je vous avais déjà présenté le roman précédent l’année dernière (Du creux du monde au bout de l’enfer).

Le pitch :

Tristan est un séducteur compulsif et torturé, un spécialiste des amours contrariées. Depuis son adolescence, il fraye dans la capitale comme un poisson dans l’eau jusqu’au jour où une rencontre amoureuse tourne au cauchemar. Obligé de quitter Paris en urgence, il est muté à Clermont-Ferrand et s’installe à Aubière. L’adaptation à la vie provinciale est délicate pour ce citadin peu sensible aux charmes de Dame nature. Et puis il y a Raoul, ce voisin motard hirsute et barbu qui devient rapidement envahissant.

Sans parler de Rosette Klaxon, une jeune femme issue de la communauté des gens du voyage qui va changer leur vie…

Alors, je vous préviens de suite : avant d’attaquer la lecture de ce livre, entraînez vos zygomatiques, vous allez en avoir besoin à chaque page ou presque ! Vous allez vous surprendre (et surprendre vos proches) à glousser, ricaner, pouffer, rigoler, éclater de rire… Bref, vous l’aurez compris, Sous pression tient toutes les promesses des opus précédents du sieur Mathoux.

Il y a de la truculence, de l’acidité ironique ou de l’ironie acide, quantité de petits traits vifs et drôlissimes, qui n’épargnent personne, que ce soit du côté du parisien ou de la faune auvergnate qu’il rencontre.

Le héros, Tristan, n’est pas franchement sympathique, et il le sait. Ce qui décuple le plaisir pour le lecteur de suivre ses tribulations fantasques, mi- Pierre Richard, mi- Don Quichotte. Il est accompagné de toute une tripotée de personnages plus ou moins branques, plus ou moins décalés, qui parsèment cette nouvelle aventure déjantée de Laurent Mathoux.

Après lecture, gardez précieusement le livre ! Je préconise la relecture d’un chapitre pour les petits matins blafards, et le livre entier pour les dimanches de déprime. Les 18€ du prix d’achat devraient être remboursés par la Sécu. Si, si.

Seul bémol : la correction bâclée (gros carton rouge aux Editions Revoir), mais l’auteur m’assure qu’il va faire en sorte que ce soit réparé (Laurent est fâché avec les conjugaisons du passé simple).

Sous pression est disponible sur Amazon ou en divers lieux.

Je laisse la parole à Laurent pour une petite interview.

1/ Peux-tu te présenter en quelques lignes ?

En marge de mon travail (je suis enseignant), j’aime écrire des chansons et depuis 10 ans environ,  je me frotte à des textes plus consistants. Comme j’adore mentir, faire vivre des personnages dans un coin de ma tête et bâtir un roman autour d’une intrigue me plaît beaucoup car ce sont des mensonges sans conséquence.

2/ Tes livres sont tous fortement ancrés dans le paysage auvergnat, est-ce pour toi une façon de faire oublier que tu n’es au départ qu’un sale parigot ?

D’abord je suis parisien par accident : mes parents se sont connus aux PTT et à l’époque dans cette administration, tout le monde débutait sa carrière à Paris. Quand ils ont décidé de revenir sur leur terre (mon père est de Thiers, ma mère Aveyronnaise) j’étais un ado tête de veau et je prenais les provinciaux pour des ploucs. Maintenant, je crois que j’aurais pu vivre et aimer n’importe où ailleurs.

3/ As-tu un rituel d’écriture, un moment privilégié pour écrire ?

Mon secret : je dors peu. La semaine, j’adore écrire entre 5h et 7h, quand la maisonnée est encore endormie. Je regarde très peu la télévision, juste le Canal Football Club en clair sur Canal Plus le dimanche soir parce que mon frère en est le héros. Donc j’écris les autres soirs, de la semaine, pendant que ma femme regarde sa télévision (Elle est d’origine allemande).

4/ Si tu devais choisir entre la musique et l’écriture, laquelle choisirais-tu ? Et pourquoi ?

Impossible. Ce serait comme choisir parmi ses enfants. Mais je constate toutefois que j’écris de moins en moins de chansons. Sur le prochain album des Flying Tractors qui sortira en mars 2018, je n’ai écris que 2 textes sur les 14 que devrait compter le CD.

(note : Laurent est le chanteur d’un groupe de rock auvergnat qui déménage, Les Flying Tractors, à voir sur scène au moins une fois dans sa vie)

5/ Quel est l’adjectif qui te définit le mieux selon toi ? Et selon tes proches ?

Le même : Impatient

6/ Si tu ne devais plus lire qu’un seul livre jusqu’à la fin de tes jours, lequel choisirais-tu ?

Djamilia un court roman de Tchinguiz Aïtmatov, un auteur soviétique. C’est la plus belle histoire d’amour que j’aie jamais lue dans ma putain de vie. Je pourrais la lire en boucle, je ne m’en lasserai jamais.

7/ Quelle est ta définition d’un dimanche parfait ?

Un dimanche d’hiver autour d’une cheminée avec des amis, au chaud, dans un gite au fond des bois enneigés avec une gamelle de vin chaud bio.

8/ Lequel de tes personnages, tous livres confondus, aurait le plus de chances de survivre à une apocalypse zombie ? Pourquoi ?

Je pense fatalement à Helmut (Du creux du monde au bout de l’enfer), vieux héros à l’air fatigué, dont on ne se méfie pas assez et qui a longtemps œuvré pour les services secrets Est-allemand. Un type qui ne se pose plus aucune question sur la nature humaine.

9/ Dernière question (la question piège qui peut t’attirer des millions d’ennemis) : pain au chocolat ou chocolatine ?

Tout dépend du versant du Massif Central sur lequel on se trouve. On dit Bugne ou guenille chez toi ?

(Réponse : Bugne bien sûr !)

10/ Le mot de la fin ?

Je ne saurai trop vous recommander la lecture de mon dernier roman SOUS PRESSION qui devait initialement s’intituler ECHOGRAPHIE DES TESTICULES  mais j’ai cédé sous la pression de mon éditeur, justement.

Si  Virginie Despentes avait écrit : Appelle-moi ou Épile-moi, en aurait-elle vendu davantage ? (Voilà que ça me reprend : je fais mon parisien !)

mathoux

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